Solaire

Une énergie qui se développe

La Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) prévoit 36 gigawatts-heures (GWh) par an d’économie d’énergie d’ici 2023, grâce à l’eau chaude solaire et le développement de 50 mégawatts (MW) supplémentaires d’énergie photovoltaïque.

Le photovoltaïque, qui représentait déjà 6 % de la production d’électricité en 2015, en couvrirait alors 12 %, auxquels s’ajouteraient 4 % de la consommation d’électricité évitée par les chauffe-eaux solaires.

De nouveaux projets de centrales de plusieurs dizaines de MW, avec stockage, sont proposés et pourraient cependant changer le mix énergétique de la Guyane. Le solaire a donc de beaux jours devant lui.

► Pour en savoir plus sur la PPE, lire l’article « Planification énergétique régionale »

L’eau chaude solaire pour tous

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La règlementation thermique en Outre-mer impose en Guyane au moins 50 % de la production d’eau chaude domestique par des énergies renouvelables. Des aides conséquentes sont aussi prévues pour accompagner, dans les logements existants, le passage à l’eau chaude solaire. Avec ces aides, cette solution est très rentable et s’amortit en quelques années d’utilisation.

Les chauffe-eaux solaires agréés sont bien plus résistants à la corrosion que les appareils électriques. Installés sur la toiture, ils limitent également les risques de dégâts des eaux.

Lire l’article « Alliez économie d’énergie et confort avec l’offre chauffe-eau solaire Agir Plus » pour en savoir plus sur les aides EDF

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Pour les logements collectifs ou le tertiaire, des installations centralisées sont mises en place. L’ADEME et EDF peuvent vous aider pour la réalisation des études de faisabilité et l’investissement.

Consulter les aides allouées par l’ADEME

Les caractéristiques de l’énergie solaire photovoltaïque

Le photovoltaïque se présente sous 3 formes. Il peut être :

  • non raccordé au réseau électrique (villages, maisons et sites touristiques isolés, usages spécifiques comme le pompage de piscine ou la recharge de véhicule électrique) ;
  • raccordé au réseau électrique avec revente de la totalité de l’énergie à EDF, selon un tarif d’achat fixé par arrêté ou dans le cadre d’un appel d’offres de la Commission de régulation de l’énergie ;
  • un mix entre les deux, qui est l’autoconsommation. Le site est raccordé au réseau, mais l’énergie est consommée par le bâtiment et les usages qui y sont connectés (des véhicules électriques par exemple). L’autoconsommation peut être individuelle ou collective (partage des moyens de production entre plusieurs consommateurs).

Le modèle de production photovoltaïque en autoconsommation est un axe de développement important de la filière solaire et pourrait contribuer de manière significative à l’augmentation de la part d’énergies renouvelables dans le mix énergétique.

Lire l’avis de l’ADEME « L’autoconsommation d’électricité d’origine photovoltaïque » (PDF - 623.39 Ko) (février 2018)

Le photovoltaïque en Guyane

Pour le solaire photovoltaïque, les puissances sont indiquées en watt-crête (Wc), mesure normalisée sous un ensoleillement de 1 000 watts/m², typiquement obtenu à midi.

L’usage du photovoltaïque en Guyane est le suivant :

  • 1 000 maisons isolées environ ont été électrifiées en solaire entre 1996 et 2006 ;
  • 7 centrales photovoltaïques ont été installées depuis 2006 et sont exploitées par EDF pour alimenter autant de villages isolés (Kaw, providence sur Apatou (PDF - 1.48 Mo)  et les villages Wayana et Teko du Haut-Maroni). Elles alimentent 300 familles ;
  • l’ONG Kwala Faya propose des solutions d’électrification participatives (PDF - 5.04 Mo) , impliquant et formant les populations, sur les écarts du Maroni et de l’Oyapock ; 
  • 39 mégawatts-crête (MWc) de centrales photovoltaïques sont connectés au réseau et vendent leur électricité à EDF (quelques grandes centrales au sol et de nombreuses en toiture) ;
  • le photovoltaïque en autoconsommation a commencé en 2019 en Guyane dans le cadre d’un appel à projets monté par le Fonds européen de développement régional et l’ADEME, avec 1,25 MWc retenu.
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Le développement du marché mondial du photovoltaïque a entraîné une baisse des coûts spectaculaire en quelques années. Ainsi, le prix de revient du solaire en autoconsommation est presque au coût de l’électricité (on parle alors de « parité réseau »). Néanmoins, pour continuer à se développer le photovoltaïque a encore besoin durant quelques années de dispositifs de soutien aux investissements et à l’innovation.

Les installations photovoltaïques raccordées au réseau électrique ou en autoconsommation doivent répondre à des spécifications techniques fixées par EDF.

Lire l’article « Les référentiels techniques applicables » sur le site d’EDF Guyane

La question de l’intégration dans le système électrique se pose, car le photovoltaïque est une énergie dite « intermittente », c’est-à-dire qu’elle produit au fil du soleil (et des nuages !). L’enjeu est d’intégrer cette énergie sans déstabiliser le réseau, c’est-à-dire en la maîtrisant, la compensant ou en la limitant :

  • en cas de production solaire trop élevée, EDF peut couper certains producteurs, qui sont alors souvent indemnisés ;
  • certaines centrales sont équipées de systèmes de stockage permettant de lisser la production et de participer à la pointe d’appel de puissance du soir ;
  • plusieurs porteurs envisagent de construire des centrales de 50 MWc ou plus, avec stockage intégré par batteries et/ou hydrogène, permettant de produire de manière constante 10 MW le jour et 3 MW la nuit. Contrairement à d’autres DOM, la Guyane dispose en effet des surfaces disponibles pour installer ce type de centrale, dont l’impact environnemental et le temps de retour carbone sont comparables aux autres énergies renouvelables ;
  • l’État a procédé à des appels d’offres de solutions de stockage sur le réseau électrique afin d’apporter les fonctions de service système manquant au photovoltaïque.

► Pour en savoir plus, lire l’article « Les ENR dans le système électrique »

S’informer et monter son projet

Connaitre et maîtriser ses consommations énergétiques

L’énergie la moins chère et la moins polluante est bien entendu celle que l’on ne consomme pas.
Connaissez-vous vos postes les plus importants en consommation énergétique ?
Savez-vous comment les réduire efficacement ?

► Découvrez tous les conseils de l’ADEME sur la page « Le bâtiment durable »

Faire le bon choix d’investissement

Sur la base de cette démarche de connaissance de vos consommations et de maîtrise de l’énergie, vous pouvez étudier les différentes possibilités d’investissement pour faire le choix le plus pertinent.

Quel dimensionnement, pour quel usage et quelle rentabilité ? L’ADEME vous accompagne par ses conseils, et peut financer les études de faisabilité si elles sont réalisées par un bureau d’étude indépendant. Nous vous fournirons le cahier des charges (MSWORD - 967.5 Ko) et une liste de prestataires qualifiés.

Si votre projet est éligible, vous pourrez déposer un dossier de demande de subvention à l’ADEME.

Consulter la page « Demander une aide à l’ADEME »