Le vecteur hydrogène

Les caractéristiques du vecteur hydrogène

Les deux réseaux de distribution d’énergie, d’électricité et de carburant — qui empruntent les voies de circulation que sont les routes, les fleuves et l’air — sont aujourd’hui très distincts.

L’hydrogène renouvelable peut être produit par :

  • la conversion chimique de biogaz ;
  • les centrales photovoltaïques produisant spécifiquement ou en surplus de l’hydrogène (donc indépendamment du réseau électrique) ;
  • des centrales de production (électrolyseurs) reliées au réseau électrique.

Cet hydrogène pourrait :

  • être distribué dans des stations-service ou des stations dédiées destinées à des bus, camions, voitures (donc au transport) ;
  • alimenter les fusées du centre spatial guyanais (activité classée comme transport) ;
  • produire de l’électricité sur le réseau par des piles à combustible. Il s’agit donc là d’une action de stockage électrique, qui rend des services complémentaires aux batteries.

On notera que les électrolyseurs, qui produisent l’hydrogène en consommant l’électricité, peuvent être pilotés et effacés en fonction des besoins et capacités du réseau.

Si la chaine de rendement énergétique est moins bonne (30 % au lieu de 80 %), par rapport aux batteries, donc plus coûteuse, l’hydrogène permet un stockage de longue durée à bas coût (celui d’un réservoir). Ce vecteur est donc bien adapté :

  • au stockage inter journalier et inter saisonnier de l’électricité ;
  • à l’alimentation de véhicules lourds au fort kilométrage (bus, camions, fusée), d’autant que le plein est fait très rapidement, sans immobiliser le véhicule contrairement à une recharge batterie.

Ainsi l’hydrogène rendrait des services tant au réseau électrique qu’au réseau de transport routier.

Une première expérimentation en Guyane

L’ADEME a financé fin 2018 une action de recherche en Guyane sur l’hydrogène, associant l’université de Guyane, l’université de Toulouse, le Centre national d’études spatiales (CNES), le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) et Guyane développement innovation (GDI). Le programme prévoit l’implantation de 2 piles à combustible, l’une installée à l’université et l’autre sur un site du CNES, l’interfaçage de ces piles aux réseaux énergétique des bâtiments (électricité, chaleur et froid) et la réalisation de 2 thèses, l’une à Toulouse, l’autre à Cayenne.

EDF prévoit de faire appel au stockage hydrogène pour l’alimentation photovoltaïque de moyens et petits bourgs : Régina, Ouanary et Saül.

► Pour en savoir plus, consultez la page « Planification énergétique dans les communes isolées »